Nous jouerons lors des concerts d’hiver le samedi 31 janvier (Église de la Terrasse, Saint-Étienne, 20h) et le dimanche 1er février (Église de l’Etrat, 16h):
- Camille Saint-Saëns : Havanaise pour violon et Bacchanale de Samson et Dalila (soliste: Louis-Jean Perreau),
- Giacomo Puccini : L’air de Mimi (soliste: Amélie Grillon)
- Karol Beffa: L’esprit de Ménilmontant, concerto pour accordéon (soliste: Alix le Van).
- Manuel De Falla : El Amor Brujo (l’amour sorcier),
Afin de réduire les coûts (tant financiers qu’environnementaux) de ses différents concerts, l’Ensemble Telemann limite les impressions de programmes de salle et vous encourage à les télécharger ici
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Programme détaillé
Ce programme propose un voyage musical à travers les couleurs, les danses et les émotions, en franchissant les frontières entre les époques, les styles et les territoires. De l’exotisme rêvé du XIXᵉ siècle à la création contemporaine, chaque œuvre explore à sa manière la rencontre entre la musique savante et des inspirations populaires, théâtrales ou folkloriques.
Chez Saint-Saëns, l’attrait pour l’ailleurs se traduit par des rythmes de danse et des atmosphères envoûtantes, qu’elles soient d’inspiration cubaine ou orientalisante. Puccini, quant à lui, nous plonge au cœur de l’intime : la danse fait place à la voix humaine, porteuse d’une émotion directe et universelle. Avec l’air de Mimi, la musique devient confidence, suspendue dans un instant de fragile poésie.
Le programme se prolonge avec l’œuvre de Karol Beffa, où l’accordéon — instrument populaire par excellence — s’invite dans le cadre du concerto. En évoquant l’esprit de Ménilmontant, le compositeur fait dialoguer la mémoire musicale de Paris avec une écriture contemporaine vivante et inventive.
Enfin, Manuel de Falla clôt ce parcours par une musique incandescente, profondément enracinée dans la tradition espagnole, où la danse, le rituel et la transe deviennent moteurs du discours musical.
Entre danse et chant, tradition et modernité, ce concert met en lumière une même quête : celle d’une musique qui raconte, qui évoque des lieux, des corps en mouvement et des émotions partagées.
Camille Saint-Saëns (1835-1921)
Compositeur éclectique et brillant, Camille Saint-Saëns aime puiser son inspiration dans les couleurs et les rythmes venus d’ailleurs.
La Havanaise, écrite à l’origine pour violon et orchestre, s’inspire des rythmes cubains alors très en vogue en Europe à la fin du XIXᵉ siècle. Son balancement sensuel et ses accents exotiques évoquent une danse élégante, tour à tour langoureuse et virtuose.
La Bacchanale, extraite de l’opéra Samson et Dalila, est sans doute l’une des pages orchestrales les plus célèbres de Saint-Saëns. Cette danse enivrante, située au cœur de l’acte III, déploie une atmosphère orientalisante et festive, où la montée progressive de la tension rythmique conduit à une véritable transe collective.
Giacomo Puccini (1858-1924)
Soliste : Amélie Grillon
Avec La Bohème, Puccini signe l’un des opéras les plus émouvants du répertoire lyrique. Il y peint, avec un sens aigu du détail et de la mélodie, la vie fragile et passionnée d’artistes bohèmes dans le Paris du XIXᵉ siècle.
L’Air de Mimi est un moment de confidence et de simplicité bouleversante. À travers une ligne vocale d’une grande tendresse, Puccini donne voix à une jeune femme humble et sincère, dont la douceur contraste avec la précarité de son existence. Cet air est emblématique de l’art de Puccini : une émotion directe, portée par une écriture vocale naturelle et profondément humaine.
Karol Beffa (né en 1973)
Le Souffle de Ménilmontant, pour accordéon,
Soliste : Alix Le Van
- Edith – 2. Barbara – 3. Charles – 4. L’autre Charles – 5. Yves
Compositeur contemporain aux multiples facettes, Karol Beffa cultive un dialogue constant entre tradition et modernité.
Avec Le Souffle de Ménilmontant, il rend hommage à un quartier parisien chargé de mémoire populaire, artistique et musicale. Le choix de l’accordéon, instrument emblématique des bals et des rues de Paris, s’impose ici comme une évidence. Chaque numéro renvoie à un.e chanteur.se français.e emblématique des années 50-60 : au-delà des notes susurrées de La Vie en Rose, La Mer ou La Bohème, Karol Beffa raconte 5 personnalités, brossant 5 esquisses de leurs caractères respectifs : le lyrisme de Piaf, l’espièglerie de Barbara, le dandysme de Trénet, l’ardeur d’Aznavour, et l’impétuosité de Montand…
Manuel de Falla (1876-1946)
L’amour Sorcier
Œuvre majeure de la musique espagnole du XXᵉ siècle, L’Amour sorcier s’inspire des traditions andalouses et du folklore gitan. À l’origine conçu comme un ballet chanté, l’ouvrage raconte une histoire de passion, de jalousie et de sortilèges.
La musique de Manuel de Falla se distingue par ses rythmes incisifs, ses modes empruntés au flamenco et ses atmosphères tantôt mystérieuses, tantôt incandescentes. La célèbre Danse rituelle du feu illustre parfaitement cette tension dramatique, où la répétition hypnotique des motifs semble vouloir conjurer les forces obscures.
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